Les agents britanniques au service des «Grands touristes» à Rome Une activité lucrative au XVIIIe siècle
DOI:
https://doi.org/10.14633/AHR021Abstract
Au XVIIIe siècle, la Rome des artistes et celle des fort nombreux voyageurs – population cosmopolite des Européens qui effectuaient leur Grand Tour – s’était étroitement imbriquée dans la Rome des palais. Pour les aristocrates Britanniques, ce Grand Tour avait pris l’aspect d’une activité culturelle reconnue, sorte d’académie itinérante; par ailleurs il était important pour eux d’accroître les collections de la demeure ancestrale. Les membres d’une classe moyenne riche entreprenaient eux aussi ce voyage, marquant leur évolution sociale. Bien évidemment tout un petit monde d’agents, intermédiaires avisés, gravitait autour d’eux: peintres et architectes plus ou moins talentueux, ceux-ci s’étaient familiarisés avec l’art antique, et proposaient leurs services comme cicérones, portraitistes, dessinateurs, antiquaires et marchands d’œuvres d’art. À l’intérêt de la visite des chantiers de fouilles s’ajoutait pour les agents la satisfaction de découvrir des fragments antiques qui augmentaient leurs propres collections et plus encore celles de leur riche clientèle. En outre, au sein de la Rome papale qui avait officiellement accueilli le prétendant Stuart détrôné, au rôle d’agent s’ajoutait celui, parfaitement officieux et discret, d’espions au service des Hanovre.
Mots-clés: Grand Tour, Rome, XVIIIe siècle, agents britanniques
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