L’Angleterre et les architectes français au XVIIIe siècle
DOI:
https://doi.org/10.14633/AHR461Parole chiave:
Giovanni Niccolò Servandoni, palladianisme, jardins anglais, échange artistique, Influences britanniquesAbstract
Au XVIIIe siècle, plusieurs architectes français séjournèrent en Angleterre, favorisant un échange artistique majeur. Giovanni Niccolò Servandoni, d’abord décorateur, introduisit le palladianisme anglais en France. William Chambers, formé à Paris, devint un relais entre les deux cultures, stimulant la curiosité de Marie-Joseph Peyre et Charles De Wailly pour les jardins pittoresques anglais et les modèles exotiques venus de Chine. Georges-François Blondel, actif à Stowe, élabora de nombreux projets pour Lord Temple, notamment des fabriques et l’aménagement du salon de la maison. Bien que supplanté en 1770 par Robert Adam, le salon conçu par Blondel fut conservé, témoignant de son style piranésien acquis à Rome. Jean-Laurent Legeay, esprit indépendant et piranésien convaincu, séjourna à Londres après des déconvenues en Europe continentale. Charles-Louis Clérisseau, formateur de Robert Adam à Rome, joua un rôle-clé en diffusant des projets mêlant ruines antiques et décors classiques, à Rome comme à Londres. François-Joseph Bélanger, seul à effectuer trois voyages, étudia les jardins anglais (Bath, Stourhead) et créa un style hybride anglo-franco-chinois en France. Enfin, Desprez et peut-être Ledoux passèrent brièvement en Angleterre à la fin du siècle. Tous contribuèrent à un dialogue artistique fructueux, intégrant des influences britanniques dans l’architecture française.
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